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N° B4, bon état, édition 1984.
Elle est née Gabrielle Colette en 1873… Elle a signé ses œuvres Willy… Elle s’est appelée baronne de Jouvenel des Ursins… Elle a mis cinquante ans à devenir simplement Colette. Au commencement était l’amour, que sa mère Sido vouait à toutes les créatures vivantes, car « il n’y a qu’une seule bête… » Et puis elle a connu des entraves : la province, la pauvreté, la réprobation, l’exploitation. Elle a tenté de s’en libérer : quittant les « ateliers » où son mari Willy pratiquait une espèce particulière de traite des « nègres », elle est danseuse nue au music-hall, citoyenne à Lesbos… Elle déchaîne des scandales… Amoureuse, elle retombe dans le sillon de la dépendance et de la servitude volontaire. Sa vraie volonté passe dans l’écriture. Ses œuvres proposent à la femme des ruptures avec tous les conformismes de la soumission. À l’heure de la vieillesse, le chemin de la liberté passe par la dépossession. Il l’a ramène à son modèle bien-aimé : Sido. La boucle est bouclée. Son histoire traverse l’époque 1900, la Grande Guerre, les années folles, l’occupation, la libération… Elle rencontre les lionnes, les cocottes, les amazones et les femmes de lettres : la belle Otéro, Liane de Pougy, Émilienne d’Alençon, Natalie Cliford Barney, Lucie Delarue-Madrus, Anna de Noailles… Du salon de Madame Arman de Caillavet, amie d’Anatole France et de Proust, au Palais Royal de Jean Cocteau : cinquante ans de vie parisienne.
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